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Publié à 20:00, le 3 janvier 2019, dans Accueil,
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Séjour dans le Gard du 9 au 16 septembre 2018 / Arles

Mercredi 12 septembre

A la découverte du patrimoine d'Arles

 

A Arles, le patrimoine est vivant et fait partie d'un art de vivre, du quotidien. En marchant quelques dizaines de mètres, il est possible de rencontrer l'Antiquité, le Moyen-Âge, la Renaissance et le IIIe millénaire. La Ville compte le plus grand nombre de monuments romains après Rome elle-même. Le centre ancien et les grands monuments romains et romans appartiennent au patrimoine mondial de l'humanité et sont inscrits depuis 1981 sur la liste établie par l'Unesco. C'est à la fois une richesse et un devoir. Arles est "Ville d'Art et d'Histoire" et a obtenu, après un audit le label "Qualicities" dont l'objectif est d'améliorer la qualité et l'efficacité, de mettre la collectivité dans une dynamique de développement durable, de mieux satisfaire les citoyens et les visiteurs.  Source : Site du Patrimoine de la ville d'Arles

Tout étant dit dans ce petit article ... c'est donc une journée pleines de découvertes qui nous attend aujourd'hui. Munis du plan, nous avons arpenté les rues en long, en large et en travers. La ville possèdant un riche patrimoine achitectural, il a fallu faire des choix.

Le théâtre antique romain construit à la fin du Ier siècle avant J.-C. sous le règne de l'empereur Auguste. Il date de la première phase d’urbanisation de la colonie romaine fondée par César en 46 av. J.-C. C’est l'un des tout premiers théâtres en pierre du monde romain. Du théâtre romain il ne subsiste que quelques gradins, l’orchestre, la fosse du rideau de scène et deux hautes colonnes de marbre. Le théâtre a néanmoins retrouvé surtout l’été sa vocation de lieu de spectacles. Le théâtre romain d’Arles mesure 102 mètres de diamètre. Ses 33 gradins, dont une grande partie à aujourd’hui disparu, s’appuyaient sur une enceinte extérieure. L’édifice pouvait accueillir 10'000 spectateurs. L’enceinte extérieure du théâtre comportait 27 arcades appuyées sur de forts piliers. Le mur de scène était très décoré. Il comportait trois étages de colonnes et une importante statuaire, dont la statue colossale d’Auguste, qui est conservée actuellement au musée de l’Arles. Deux escaliers mettaient l’orchestre en communication avec la scène.

L'amphithéâtre construit à la fin du premier siècle au milieu du IIIe siècle. Ce temple du jeu où s’affrontaient les gladiateurs reste en fonction jusqu’à la fin de l’Empire romain. Les gradins pouvaient recevoir environ 21000 spectateurs. En 255, l'empereur Gallus y fait organiser des jeux en célébration des victoires remportées par ses armées dans les Gaules. Au Moyen Age la ville d’Arles va littéralement éclater et l'amphithéâtre devint une véritable petite ville close avec des rues et des places. L’édifice ne fut dégagé et restauré qu’au XIXe siècle, il retrouva sa fonction initiale, notamment avec la tauromachie, ce qui lui vaut son appellation courante actuelle d'Arènes. Avec un grand axe de 136 mètres de longueur et un petit axe de 107 mètres, l'amphithéâtre d'Arles est légèrement plus grand que celui de Nîmes. Il a une forme d’ellipse. La façade possède deux niveaux de soixante arcades. L’espace réservé aux spectateurs comprenait 34 gradins, il est divisé en quatre séries : les «maeniana», les spectateurs étaient répartis selon leur rang social. Pour permettre aux visiteurs d'accéder aux différents gradins, un ingénieux dispositif de galeries circulaires, de passages et d'escaliers avait été développé. La partie centrale qui était réservée aux jeux et combats était séparée des gradins par un mur. Le sol de la piste formé d'un plancher en bois.

... ici encore des marches à monter et descendre mais moins hautes et moins fatigantes que celles de Nîmes, une architecture un peu différente pour cet édifice moins bien conservé et où nous avons eu un peu de mal à repérer l'accès à la tour !

Sur la place de la République se dresse un obélisque. L'obélisque, provenant d'une carrière d'Asie mineure, ornait le cirque romain (IIe siècle), où fut ajouté lors d'un remaniement de l'édifice au IVe siècle. Il disparut avec la destruction du site et fut découvert brisé en deux morceaux, au XIVe siècle. C'est en 1676 qu'il fut réparé et érigé devant le nouvel hôtel de ville. Le piédestal conçu à cette occasion portait alors une décoration de lions en pierre, animal emblématique de la ville d'Arles. Ceux-ci furent remplacés en 1829 par des lions de bronze sculptés par Dantan. En 1834, Prosper Mérimée, jeune inspecteur des Monuments historiques, en fait d'ailleurs une description sévère : "L'obélisque ne repose pas immédiatement sur son piédestal, mais sur quatre lions de bronze. Je n'aime pas ces pauvres bêtes écrasées par cet énorme poids. Il me semble qu'on a tort de choisir des animaux légers et rapides pour un pareil usage". En 1867, sous la direction de l'architecte Révoil, l'obélisque est restauré. On y ajoute un bassin alimenté d'une fontaine par quatre masques d'Hercule, d'inspiration antique. On n'en connaît pas le sculpteur.

... en face se trouve l'église St-Trophime et son portail historié. L'église fut élevée en plusieurs phases. Le projet de rebâtir sur des structures plus anciennes la cathédrale remonte sans doute au XIème siècle mais le chantier ne démarra que vers 1100, commençant par le chevet et le transept. La nef qui comprend cinq travées a une belle hauteur de 21m. La croisée du transept est surmontée d'une coupole sur trompes qui soutient elle-même le clocher roman à trois étages et à attique. L'ensemble, en pierre de taille pour tous les élements structurels et d'une extrême qualité et évoque l'architecture antique. Au XVème siècle, le chœur roman fut détruit pour laisser la place à un grand chœur gothique flamboyant dôté d'une déambulatoire. Au XVIIème siècle, de grandes verrières et des tribunes furent ajoutées dans le transept. Le portail de la cathédrale fut ajouté à la façade occidentale vers 1180. Magnifiquement conservé, c'est un des plus beaux portails romans du sud de la France. Inspiré de l'antiquité, il a la forme d'un arc de triomphe. Une partie des matériaux qui le composent provient du théâtre antique voisin. Son décor, d'une exceptionnelle richesse, a pour thème principal le jugement dernier, avec au centre du tympan un Christ en majesté entouré du symbole des quatre évangélistes ...

... ainsi que l'hôtel de ville. Achevé en 1676, L'hôtel de ville aujourd'hui après maintes études et un chantier laborieux, il marque le triomphe de l’architecture classique, inspirée notamment par Jules Hardouin-Mansart, nommé la même année architecte de Louis XIV. Il remplace une ancienne maison commune qui s’élevait entre la maison du roi (ancien palais des Podestats) et la tour de l’horloge que les édiles voulurent conserver. L’édifice est particulièrement admirable par la richesse de son décor, sculpté en grande partie par l’Arlésien Jean Dedieu, et par la voûte en berceaux de son vestibule, audace technique pour l’époque. Il est pour l’essentiel classé Monument historique, et n’en demeure pas moins le siège des élus et d’une partie de l’administration municipale.

... avec encore de belles découvertes du côté du Rhône et des remparts.

 

toutes les photos et explications sont dans l'album

 

Nous avons terminé par le site des Alyscamps qui signifie "Champs Elysée" . C'était la voie qui menait au paradis pour les Romains. Un clic sur le site du Patrimoine d'Arles.

J'ai beaucoup apprécié le calme du lieu et j'ai été impressionnée par la majesté de l'église St-Honorat qui de part sa taille fait plus penser à une basilique. Merci au monsieur de l'accueil pour avoir répondu à mes questions et ses connaissances historiques.

 

toutes les photos sont dans l'album



Publié à 20:45, le 12 octobre 2018, dans Sejour Gard, Arles
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Séjour dans le Gard du 9 au 16 septembre 2018 / Maussane-les Alpilles

Mardi 11 septembre

Maussane-les-Alpilles vers les Baux-de-Provence

11km500 - dénivelé 170m

 

Randonnée pédestre en plein cœur du Parc Naturel Régional des Alpilles au départ de Maussane-les-Alpilles. Cette boucle passe aux abords du village des Baux-de-Provence.

Moins d'une heure plus tard, nous nous garons sur le parking de l'OT/camping les Romarins, point de départ du circuit. Nous y trouvons le porte-flèches et des panneaux d'informations sur le Massif des Alpilles et une presse. C'est par la route que nous démarrons ...

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Publié à 21:30, le 7 octobre 2018, dans Sejour Gard, Maussane-les-Alpilles
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Séjour dans le Gard du 9 au 16 septembre 2018 / Maussane-les Alpilles

Mardi 11 septembre ... la suite

Au fil de l'eau 1km900

 

La journée étant loin d'être terminée nous avons prévu de visiter Maussane. Mais avant nous gagnons le centre ville à la recherche d'un café et de boissons fraîches. Nous nous installons sur la place de la fontaine à l'ombre bienfaisante des arbres. Reposés et bien hydratés nous partons à la découverte du patrimoine du village.

L'itinéraire "Maussane-les-Alpilles secrète entre gaudres, fontaines et ruisseaux" propose une balade insolite au cœur du patrimoine architectural au grès des ruisseaux, du gaudre et des fontaines qui composent son paysage. A la fois aménagée et par moment sauvage, l'eau guidera notre visite pour une découverte intime de ce village typiquement provençal.  Source Plaquette Bouches-du-Rhône Tourisme

toutes les photos sont dans l'album



Publié à 21:15, le 7 octobre 2018, dans Sejour Gard, Maussane-les-Alpilles
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Séjour dans le Gard du 9 au 16 septembre 2018 / Nîmes

Dimanche 9 septembre

Nîmes et l'Écusson

 

Notre séjour gardois débute à Nîmes. Nous avons posé les valises à Caissargues pour la semaine et profité du Tram'bus pour nos déplacements sur les 2 journées. Nous commençons notre visite par l'Écusson : c'est le centre historique de la ville qui se caractérise par son périmètre en forme d'écu français ancien. Les boulevards qui l'entourent, percés au XIXe siècle, reprennent le tracé de l'enceinte médiévale de la ville. Les contours de l'Écusson forment aujourd'hui les limites du secteur sauvegardé de la ville.

Munis du plan, nous avons arpenté les rues à la recherche des hôtels particuliers, nous nous sommes attardés à la cathédrale Notre-Dame-et-St-Castor (un grand merci au sacristain qui a pris le temps de répondre à nos nombreuses questions). La visite des arènes étant prévu lundi, nous ferons juste le tour de cet imposant amphithéâtre romain le mieux conservé de France. Nous découvrirons des fontaines dont celle au crocodile place du marché et la fontaine Pradier de l'esplanade Charles de Gaulle.

toutes les photos sont à découvrir dans l'album

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Lundi 10 septembre

Les arènes, la Maison carrée et la tour Magne

 

Une belle journée chaude et épuisante mais très enrichissante ...

Les Arènes de Nîmes illustrent parfaitement le degré de perfectionnement atteint par les ingénieurs romains pour la conception et la construction de ce type d'édifice très complexe. En effet, il présente une symétrie parfaite. De forme ovale, il mesure 133 mètres de long et 101 de large avec une piste de 68 sur 38 mètres. Mesurant 21 mètres de haut, sa façade extérieure est à deux étages de 60 arcades superposées et d’un attique, séparés par une corniche. Au sommet, des pierres en saillie trouées recevaient des mats auxquels était accroché un velum, immense toile déployée au-dessus des spectateurs pour les protéger du soleil et des intempéries. A l'origine, toutes les arcades du rez-de-chaussée étaient ouvertes pour servir d'entrée ou de sortie. On connaît des amphithéâtres romains plus grands, mais c’est le mieux conservé de tous. A l’époque romaine, le monument pouvait accueillir 24 000 spectateurs qui se répartissaient sur 34 rangées de gradins réparties en quatre zones autonomes ou maeniana. Chacune était desservie par une galerie et des centaines d'escaliers et de passages appelés vomitoires.

... et un nombre incalculable de marches à monter et à descendre, d'inégales hauteurs surtout les dernières pour profiter de la vue sur la ville et bien au-delà.

La Maison Carrée est inspirée par les temples d'Apollon et de Mars Ultor à Rome. Seul temple du monde antique complètement conservé, la Maison Carrée mesure 26 mètres de long sur 15 de large et 17 de hauteur. Le plafond du pronaos (entrée du temple) date du début du XIXe siècle et la porte actuelle a été réalisée en 1824. Elle est l’une des expressions du nouveau pouvoir mis en place par Auguste. Autour de lui s’ordonne une famille impériale et se mettent en place des lieux de manifestation et d’expression de l’autorité publique. Monuments, inscriptions, statues et portraits, éléments du décor architectural, décrivent, chacun par un langage propre, l’action et le devenir du nouveau régime. La Maison Carrée doit son exceptionnel état de conservation à une utilisation sans interruption depuis le XIe siècle. Elle a été tour à tour maison consulaire, écurie, appartement, église. Après la Révolution française, elle devient le siège de la première préfecture du Gard, puis est aménagée en archives départementales. Le film "Nemausus, la naissance de Nîmes" est projeté tous les jours, en continu. Il remonte le temps jusqu’à l’époque celte, lorsque la Gaule narbonnaise était en partie occupée par la tribu des Volques. Ce sont eux qui fonderont Nîmes dont ils feront leur capitale. Ils l’appelleront Nemausus, en référence au nom du dieu de la source sacrée auprès de laquelle s’épanouira la ville.

La Tour Magne, c'est-à-dire la Grande Tour, est le seul vestige de l’antique enceinte augustéenne. Elle se dresse sur le plus haut point de la ville, le Mont Cavalier, domine toute la plaine et attire vers elle les voies de communication. À l'origine, c'est une tour ovale en pierre sèche d'une hauteur maximale de 18 mètres, déjà intégrée dans un rempart. À la fois édifice de prestige et élément stratégique, elle marquait la présence du sanctuaire et protégeait l'oppidum. En doublant sa hauteur et en l'intégrant dans l'enceinte, Auguste marque le nouveau pouvoir de la colonie de Nîmes sur la "Cité" des Volques. Quand la ville abandonne les hauteurs, la Tour Magne continue cependant à jouer un rôle militaire. Elle est utilisée pour la défense contre les Anglais lors de la guerre de Cent Ans.

... on accède à la tour après avoir traversé les jardins et grimpé au sommet du mont Cavalier. Une fois à l'intérieur, un escalier en colimaçon de 140 marches nous hisse jusqu'à l'ouverture offrant un vaste panorama sur la ville et les alentours (arènes, clochers, toits , jardins ...)

Pour y parvenir il faut longer le quai de la Fontaine et traverser les magnifiques Jardins de la Fontaine. Nous y découvrons le Temple de Diane : creusé en partie dans le flanc du mont Cavalier, l'édifice était à l'origine entouré de salles annexes et supportait un étage ou une terrasse. La façade principale, percée de trois grandes baies cintrées, a conservé deux niveaux. Aujourd'hui, les vestiges consistent principalement en une salle voûtée d'une longueur de 14,52 m et d'une largeur de 9,55 m, flanquée de deux cages d'escalier qui permettaient d'accéder à des constructions mitoyennes disparues. Cette salle n'avait pour toute ouverture que la porte, dépourvue de système de fermeture, et la fenêtre qui la surmonte. Le mur latéral nord laisse apparaître une série de cinq niches rectangulaires surmontées en alternance de frontons triangulaires et semi-circulaires. Entre chaque niche s'élevait une colonne d'ordre composite adossée. Au fond, trois compartiments plus profonds présentent des plafonds ornés de caissons sculptés. Lors des fouilles de 1745, on découvrit le sol antique, fait de "plaques de marbre de diverses couleurs" (décor en opus sectile) dont il reste le support de mortier.

Nous sommes ensuite passés au Castellum point d'arrivée de l'aqueduc de Nîmes, un vestige rarissime. Pour alimenter la cité en eau, on construit au milieu du 1e s. après JC un aqueduc de 50 Km dont le Pont du Gard est un témoin prestigieux.

A proximité se trouve le fort Vauban qui abrite l'Université de Nîmes.

Quelques rues plus loin, nous découvrons le lavoir du puits Couchoux qui a été un lieu de rencontre des ménagères jusqu’en 1979. Aujourd’hui restauré, il est devenu un lieu de la vie culturelle du quartier Gambetta aux maisons recouvertes de graffs.

Nous terminons cette journée par la Porte de France.

toutes les photos sont dans l'album



Publié à 01:30, le 5 octobre 2018, dans Sejour Gard, Nîmes
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